Accueil | Articles | Tribunes | La « vague verte » ou la mort de l’écologie

La « vague verte » ou la mort de l’écologie

Après l’entrée d’Europe-Ecologie-les Verts dans plusieurs équipes municipales, la « vague verte » est sur toutes les langues. Mais quelle écologie ? Julien Bayou, patron des Verts, se félicite d’avoir une mère maoïste et porteuse de valises pour le FLN algérien. Rappelons que ces fameux porteurs de valises, qui n’ont laissé d’autre choix aux Européens d’Afrique que « la valise ou le cercueil », ont aidé le Front de libération national dans sa lutte, qui consistait à obtenir l’indépendance par une politique de la terreur visant hommes, femmes et enfants sans discernement. Si l’État Islamique et les autres groupes terroristes se réclamaient d’une nation à libérer, on les présenterait comme des héros dans quelques années.

Mais Bayou a dit plus que cela. Il prétend aussi incarner une jonction des colères entre la prise de conscience écologique, le néo-féminisme agressif de #MeToo, le racisme anti-Blancs du Black Lives Matter et les Gilets jaunes… sauce antifa, on s’en doute ! C’est donc une écologie misérabiliste et à la remorque de toutes les innovations idéologiques délirantes, du gender au « privilège blanc », qui a déferlé sur la France. L’écologie ne peut s’adosser à religion du Progrès invoqué par les social justice warriors, dignes héritiers de Robespierre et des camps de rééducation communistes chinois. Car c’est bien la folie de la nouveauté, la remise en cause de toutes les limites et le relativisme moral qui dégradent la nature plus sûrement que la chasse à courre ou la corrida.

Quand l’écologie est apparue sur la place publique, on l’appelait plus justement : « écologie politique », c’est-à-dire la conversion idéologique, de façon à la rendre effective dans l’arène publique, de l’inquiétude scientifique à l’égard des perturbations des cycles de la nature. Or, comment défendre la biodiversité et les écosystèmes naturels, c’est-à-dire la place de chacun dans l’harmonie du monde, tout en promouvant l’immigration-invasion, le changement d’identité sexuelle et le métissage ? Le point commun à toutes ces lubies : la bourgeoisie bobo qui les porte. Cette écologie en carton-pâte est au politiquement correct ce que les stages humanitaires sont aux cursus d’écoles de commerce : une caution morale et rien d’autre. La véritable écologie doit parler protectionnisme, relocalisation, souveraineté économique, indépendance, puissance… Qu’est-ce que l’écologie sinon la sauvegarde de nos terroirs ? Et comment ceux-ci pourraient-ils perdurer sans une politique de la frontière, des décisions d’autorité en face des marchés financiers et le souci pressant de la souveraineté ?

Le mariage de la carpe macroniste et du lapin vert ne doit pas étonner. L’un a besoin de l’autre dans la mesure ou la Macronie, à bout de souffle devant le RN, nécessite la recréation d’un équilibre politique normal, habituel : droite versus gauche, LREM et élus LR-Macron compatibles versus gauche libertaire repeinte en vert, permettant de reléguer le RN derrière le cordon sanitaire de la troisième place du podium. La véritable écologie sera identitaire : réinstauration de nos frontières ; protectionnisme français et européen ; préférence locale, nationale et européenne à l’emploi, au logement et à la propriété ; défense de nos paysans et des chasseurs, artisans de la vie rurale majoritaire ; économie à l’échelle de la famille et du quartier. Du réel, rien que du réel !

Clément Martin

Dans la même catégorie

L’avenir de l’Europe : de Peter Thiel à Guillaume Faye

Peter Thiel est un milliardaire américain (dont la fortune est estimée à 5 milliards de dollars) connu pour être l’un des co-fondateurs de PayPal et le premier investisseur externe de Facebook, ainsi que l’auteur de De zéro à un : Comment construire le futur, un...

Tolérance du burkini à Tours : des petites compromissions à la grande soumission

Récemment, le centre aquatique de Tours a pris la décision de tolérer le port du burkini dans son enceinte, justifiant cette décision par la nécessité de « nous adapter culturellement à notre société qui évolue[1] ». Derrière cet argument des plus faibles se cache la...

Trump et la traversée du Rubicon

Le 8 août dernier, le FBI menait une perquisition spectaculaire au domicile de l’ex-président des États-Unis Donald Trump. Celui-ci a publié un communiqué dénonçant un acte de « persécution politique ». Si les motifs du FBI concernant la perquisition n’ont pas encore...

De la lutte politique comme guerre de religions

On le sait depuis Clausewitz, « la guerre, c’est la politique par d’autres moyens ». Michel Foucault, historien et philosophe-phare de la gauche depuis les années 60, avait retourné la fameuse formule du général de division prussien, qui devenait ainsi : « La...

Viols de Telford : oui, l’antiracisme doit mourir

Un rapport publié récemment dans les médias britanniques fait le point sur les viols de Telford, qui désignent les sévices sexuels subis par plus de 1 000 jeunes filles depuis les années 80 jusqu’à 2018, infligés pour l’essentiel par des Pakistanais ; il s’agit...

Gérald Darmanin, fossoyeur de la sécurité des Français

Il est difficile de se remémorer un ministre de l’Intérieur aussi incompétent que Gérald Darmanin, et, par conséquent, aussi nocif pour la sécurité des Français. En deux ans, le roitelet de la Place Beauvau a réussi à synthétiser toutes les forfaitures et tous les...

Variole du singe : une nouvelle pièce dans le jukebox

À en croire les articles récents de la presse mainstream, le nouveau danger qui menace la vie des Français, c’est la variole du singe (ou monkeypox). Après l’hystérie autour du Covid-19, c’est au tour de cette variole venue du Nigéria de prendre la vedette. Alors que...

La mémoire de l’Algérie : panser l’avenir

Tous les ans, le cirque se répète : la mémoire de l’Algérie française envahit la conscience nationale. Que l’épopée coloniale soit regrettée ou mise au ban, elle révèle le blocage culturel qui fait que, 60 ans après son indépendance, l’Algérie n’a jamais été aussi...