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La reconquête de la famille, socle de notre identité

Récemment, bfmtv.com publiait un article[1] dans lequel une nouvelle mère de famille, Renée Greusard, faisait la promotion de son ouvrage[2], destiné à « défaire les tabous autour de la maternité ». Appelant à la mise en place d’un « consentement à la maternité », elle témoigne, sans le savoir, de l’état de délabrement de notre civilisation par rapport à la famille. Cet épisode s’inscrit dans le cadre plus large d’une véritable offensive en faveur de la stérilisation volontaire (et notamment de la vasectomie, dont le youtubeur NotaBene fut le promoteur médiatique[3]), alors même que vient d’être déposé devant le Parlement un projet de loi rallongeant le délai légal de l’IVG de 12 à 14 semaines.

Le « Progrès » contre la famille

La famille est le socle de la société et de la civilisation : c’est à travers les liens filiaux que se perpétuent les individus ainsi que la culture et l’identité de n’importe quel groupe humain. Sans elle, les cultures authentiques disparaissent et les civilisations périssent. Il n’est donc pas étonnant que les fanatiques de l’individualisme et de l’homme auto-construit aient décidé de mener une guerre totale contre l’institution familiale, au nom du « Progrès » et de l’émancipation. Dénoncée comme tradition « bourgeoise » et comme relique autoritaire, la famille traditionnelle est donc attaquée sans relâche par les forces de la gauche (et abandonnée par la droite molle), et mise à égalité avec les modèles familiaux « alternatifs » : famille homoparentale, GPA sans père, etc. En réalité, ces modèles n’ont de « familiaux » que le nom : ils ne sont que des structures instables et précaires destinées à satisfaire les caprices individuels. Incompatibles avec les nécessités vitales de l’Homme, les « néo-familles » sont en fait des « anti-familles », incapables de donner naissance et de structurer des personnes saines, stables, responsables, matures et solidaires de leurs proches, mais qui produisent à la chaîne des individus fragiles, atomisés et bien souvent profondément malheureux, comme en témoignent l’explosion des nouveaux comportements addictifs (drogues et Internet) en Europe[4].

Au nom de la liberté, c’est une véritable culture de mort qui hante notre époque et notre civilisation.

La famille, point de départ de la renaissance européenne

Nous le savons, la seule solution fonctionnelle et réaliste pour mettre un terme à la catastrophe du multiculturalisme en Europe, c’est la remigration. Celle-ci mettra un terme aux désordres identitaires et culturels qui accablent notre quotidien. Mais la reconquête n’est que la première étape dans la renaissance de la civilisation européenne : même sans les fléaux issus de l’immigration, notre civilisation fait face à d’autres dangers existentiels – et la disparition de la famille traditionnelle figure sans conteste au premier plan parmi ces dangers.

On le sait, les taux de natalité en Europe sont parmi les plus bas au monde. En outre, le mariage subit une crise profonde : de plus en plus tardifs, de moins en moins nombreux et de moins en moins durables[5]. Quelles solutions apporter à cette crise ? Partout en Europe, le choix d’une politique nataliste est celui des populistes de droite (Orbán en Hongrie[6], Zemmour en France[7]…). Apporter un soutien financier immédiat aux nouvelles familles est évidemment une mesure positive, mais il existe des axes de réflexion supplémentaires pour résoudre cette crise : l’hyperconcentration des richesses entre les mains des baby-boomers (retraités ou actifs) va de pair avec la hausse délirante des prix de l’immobilier, qui constitue un obstacle de premier plan à l’accès à la propriété pour les jeunes familles.

De plus, la mondialisation économique s’est soldée en Europe par une division du travail qui a fait du secteur tertiaire le secteur économique le plus important pour les actifs. Or, celui-ci implique bien souvent des études beaucoup plus longues, peu propices à la création d’une famille. Sans compter que ces emplois incitent bien souvent à une mobilité professionnelle très élevée, qui retarde, au rythme effréné des déménagements à répétition, la possibilité de fonder un foyer durable.

La saignée fiscale abusive qui caractérise l’économie française depuis les années 70 figure également au tableau des grands coupables de la disparition de la famille.

On peut continuer à dresser la liste des personnes et des phénomènes responsables de cette situation dramatique, mais une idée générale se dessine : pour l’avenir de notre civilisation, il est crucial que la droite se positionne comme la faction politique prête à prendre les décisions qui s’imposent pour rénover la famille en France, non pas à coups de slogans épuisés, mais de mesures concrètes qui permettent aux Français de redonner naissance à des lignées durables et des foyers riches. La gauche a pris le parti d’un monde post-humain, au moyen d’une guerre totale contre les relations humaines traditionnelles : la droite doit incarner la contre-attaque impitoyable contre cette dystopie, si elle espère œuvrer à la reconstruction de la France et de l’Europe.

Clément Martin

[1] https://www.bfmtv.com/societe/j-aurais-aime-qu-on-me-dise-la-verite-cette-mere-milite-pour-un-consentement-a-la-maternite_AN-202202120015.html

[2] Choisir d’être mère, Renée Greusard, JC Lattès, 2020.

[3] https://www.huffingtonpost.fr/entry/youtubeur-nota-bene-parle-de-vasectomie-moyen-de-contraception-mal-connu_fr_61517662e4b06beda47144a6

[4] https://www.leparisien.fr/societe/addictions-chez-les-jeunes-europeens-l-alcool-et-le-tabac-reculent-mais-le-cannabis-progresse-12-11-2020-8407942.php

[5] https://www.insee.fr/fr/statistiques/3303338?sommaire=3353488

[6] https://www.lefigaro.fr/vox/monde/2019/02/19/31002-20190219ARTFIG00266-pourquoi-viktor-orban-mene-t-il-une-politique-resolument-nataliste.php

[7] https://www.lefigaro.fr/politique/eric-zemmour-propose-une-bourse-de-10-000-euros-pour-toute-nouvelle-naissance-dans-la-france-rurale-20220128

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