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Les mathématiques, ennemies du Progrès ? Les réfugiés ukrainiens contre le dogme multiculturel

Depuis l’arrivée des réfugiés de guerre ukrainiens en France, plusieurs médias ont relayé la surprise des professeurs devant les talents en mathématiques des élèves nouvellement arrivés comparés à ceux des « Français »[1]. Quelles sont donc les raisons mystérieuses qui expliquent que des élèves ukrainiens ne parlant quasiment pas un mot de français se retrouvent, au même âge que leurs camarades, au niveau équivalent à celui d’une année supérieure[2] ? Comment expliquer que la France peut se targuer d’avoir reçu un nombre colossal de récompenses en mathématiques[3], alors que le niveau de ses élèves chute année après année[4] ?

La France, patrie de la connaissance inutile

Pour répondre à cette question, pourquoi ne pas se tourner vers la sagesse éternelle et indépassable de la sociologie française ? Nul doute que les grands sages du constructivisme et du structuralisme sauront résoudre cette énigme sans aucune difficulté. Saint Bourdieu et saint Foucault, ayant fait le choix de ne croire que ce qu’ils ne voyaient pas, sont donc immunisés contre les préjugés, les prénotions et les reliquats réactionnaires de la perception.

On le sait, en France, les paramètres qui expliquent le niveau scolaire sont socio-économiques et ont trait à la violence symbolique que la société bourgeoise inflige aux élèves des classes populaires. C’est la raison pour laquelle le niveau scolaire des enfants issus de l’immigration afro-maghrébine est plus faible que celui des autochtones (bourgeois car blancs, donc exploiteurs). Lorsqu’un professeur demande qu’un minimum de discipline soit respecté dans sa salle de classe ou qu’un élève sache à peu près compter sur ses doigts à l’âge de 10 ans, il procède sans le savoir à un exercice de domination bourgeoise à l’encontre de ses « apprenants ».

Étrangement, la sagesse sociologique semble avoir rencontré un écueil épistémologique de taille : les petits ukrainiens, qui sont littéralement les réfugiés de guerre issus d’un pays dans lequel le salaire mensuel médian est de 260 €, qui ne parlent pas le français et qui n’ont qu’une connexion ténue avec notre culture nationale, ont un an d’avance sur nos descendants de Gaulois.

La tronçonneuse d’Ockham

Plusieurs explications s’imposent pour expliquer ce que les bonnes âmes ne sont même pas capables de constater.

D’une part, encore et toujours, la marginalisation du facteur ethnique dans la lecture des problèmes sociaux qui fleurissent en France ne peut mener qu’à l’erreur. Il est certain et évident que l’afflux massif de populations immigrées s’est immédiatement accompagné d’une chute du niveau scolaire moyen. Et tous les Français qui ont eu l’immense honneur de faire partie des cohortes d’élèves destinés à faire leurs études dans les classes remplacées sont bien au courant de cet état de fait. Le discours ambiant sur la violence symbolique comme facteur d’explication des niveaux désastreux en Seine-Saint-Denis fait pâle figure (sans mauvais jeu de mot) par rapport à la cause bien réelle qu’est la violence concrète, physique et l’ensauvagement des salles de classe en zone remplacée.

D’autre part, il est certain que le délire pédagogiste qui a pris le contrôle de l’Éducation Nationale (et dont l’Inquisiteur en chef est bien sûr le socialiste Philippe Meirieu) a causé des dégâts considérables à l’excellence de l’instruction française. Au contraire des analyses vulgairement partisanes et pseudomarxistes d’un Pierre Bourdieu, l’excellence scolaire est au contraire le meilleur moyen pour les enfants issus des classes populaires de transcender leurs origines de classe et d’accéder à une vie meilleure.

Plus encore, les comportements exemplaires des réfugiés de guerre ukrainiens, arrivés de façon précipitée et chaotique en France, illustrent d’une façon presque cruelle pour nos adversaires que la civilisation européenne est une évidence, et que tous les programmes, toutes les subventions et toutes les soumissions ne sauront remplir le fossé qui nous sépare des immigrés d’Afrique.

Clément Martin

[1] https://twitter.com/KaplanBen_Fr/status/1507656834609467394?s=20&t=Wd8hQLKz2Zpmv2_8yd2A1A

[2] https://www.europe1.fr/international/les-eleves-ukrainiens-remarques-en-france-pour-leur-bon-niveau-en-mathematiques-4105814

[3] https://www.lefigaro.fr/sciences/2012/10/10/01008-20121010ARTFIG00528-sciences-la-france-dans-le-top-5-des-nations-les-plus-recompensees.php

[4] https://www.education.gouv.fr/timss-2019-resultats-en-mathematiques-et-en-sciences-des-eleves-de-cm1-et-4eme-307829

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